Le travail en prison

Lorsqu’un détenu entre en prison, il faut qu’une politique de réinsertion soit mise en place pour qu’à sa sortie de prison qu’il puisse recommencer une nouvelle vie. Même s’il est privé de ses droits, le détenu en garde quand même quelques-uns.

Le droit au travail

Si le travail forcé n’existe plus dans les prisons françaises, le détenu s’il le souhaite peut avoir une activité professionnelle au sein de la prison. Dans un souci de réinsertion d’une société dans laquelle ils ont été écartés pendant plusieurs années, les prisons françaises disposent d’une politique de réinsertion menée par le Service pénitentiaire d’insertion et de probation. Ce service propose une liste d’activité aux détenus leur offrant la possibilité d’avoir entre autres une formation professionnelle, de suivre un enseignement ou de trouver du travail. Toutes ces activités permettent aux détenus de rester concernés et concentrés sur leur vie d’après. En ce qui concerne le travail, il existe des règles strictes qui encadrent son déroulement.

Le choix

Le choix du travail répond à quelques critères qui sont en rapport avec la situation du prisonnier. Le premier paramètre qui entre en jeu est bien sûr l’aspect physique et intellectuel. Il faut que le prisonnier ait les capacités physique et intellectuelle requises pour effectuer le travail qui lui est proposé. Le second aspect s’attache aux perspectives offertes par le travail au niveau de la réinsertion. L’expérience professionnelle acquise par le travail en prison pourrait servir pour sa réinsertion. Un détenu qui doit prendre en charge sa famille ou indemniser la partie civile constitue un bon critère pour trouver une activité professionnelle en milieu carcéral.

Comment ça se passe

Le travail du détenu se passe essentiellement dans la prison. Il ne dispose pas de possibilité de travailler à l’extérieur sauf s’il s’agit d’un détenu en semi-liberté. Il n’est donc pas soumis au même régime que les autres travailleurs. Le prisonnier qui travaille en milieu carcéral ne bénéficie ni du droit du travail ni du SMIC. Cela dit, une somme a été désignée comme base de salaire minimum. Elle est de 1,52€/heure. Pour éviter les risques d’exploitation, le temps de travail du détenu ne peut excéder celui des personnes qui travaillent dans le même secteur en dehors de la prison. Pour ce qui est de la rémunération, le détenu reçoit une partie de ses revenus sur un compte tandis que l’autre est conservée en guise de pécule de libération.